mercredi 20 février 2019

SUITE DE NOTRE REPERTOIRE

La leçon de solfège

de Charles Lecoq




L'alphabet

de Mozart


Pour les paroles, pas besoin de les écrire, vous savez tous votre alphabet, je pense !


Le Chœur des trembleurs

de J-B Lully (1677)


"L'hiver qui nous tourmente
S'obstine à nous geler,
Nous ne saurions parler
Qu'avec une voix tremblante.

La neige et les glaçons
Nous donnent de mortels frissons,

Les frimats se répandent sur nos corps languissants,
Le froid transit nos sens,
Les plus durs rochers se fendent." 

La neige et les glaçons
Nous donnent de mortels frissons,




"La la la, je ne l'ose dire"

de Pierre Certon


La, la, la, je ne l'o… je ne l'o…
je ne l'ose dire.
La, la, la, je le vous dirai,
Et la, la, la, je le vous dirai.

Il est un homme en not' ville 
qui de sa femme est jaloux.
Il n'est pas jaloux sans cause,
mais il est cocu du tout.

La, la, la…

Il n'est pas jaloux sans cause,
mais il est cocu du tout.
Il l'aprête et si la mène 
au marché s'en va a tout.

La, la, la…

Enfin, las de ce supplice
Le pauvre homme se pendit
Mais sa femme par malice
Chez Lucifer le suivit

La, la, la…

La morale de cette histoire
C'est qu'avant de se marier
Il faut savoir le jour même
Que c'est pour l'éternité

La, la, la…





Un sarao de la chacona


de Juan Arañés († c.1649)



Un sarao de la chacona
se hizo el mes de las rosas,
hubo millares de cosas
y la fama lo pregona:
A la vida, vidita bona,
vida, vámonos a chacona.

Porque se casó Almadán,
se hizo un bravo sarao,
dançaron hijas de Anao
con los nietos de Milán.
Un suegro de Don Beltrán
y una cuñada de Orfeo,
començaron un guineo
y acabólo una macona.
Y la fama lo pregona:
A la vida, vidita bona,
vida, vámonos a chacona.

Salió la cabalagarda
con la mujer del encenque,
y de Çamora el palenque
con la pastora Lisarda.
La mezquina donna Albarda,
trepó con pasta Gonzalo,
y un ciego dió con un palo,
tras de la braga lindona.
Y la fama lo pregona:
A la vida, vidita bona,
vida, vámonos a chacona.

Salió el médico Galeno
con chapines y corales,
y cargado de atabales,
el manso Diego Moreno.
El engañador Vireno
salió tras la traga malla,
y l'amante de Cazalla
con una moça de Arjona.
Y la fama lo pregona:
A la vida, vidita bona,
vida, vámonos a chacona.

Salió Ganasca y Cisneros,
con sus barbas chamuscadas,
y dándose bofetadas
Anajarte y Oliberos.
Con un satal de torteros,
salió Esculapio el doctor
y la madre del amor,
puesta la ley de Bayona.
Y la fama lo pregona:
A la vida, vidita bona,
vida, vámonos a chacona.

Salió la Raza y la traza
todas tomadas de orín,
y danzando un matachín
el Oñate y la Viaraza.
Entre la Raza y la traza
se levantó tan gran lid,
que fué menester que el Zid,
que bailase una chacona.
Y la fama lo pregona:
A la vida, vidita bona,
vida, vámonos a chacona.

Salió una carga de Aloe
con todas sus sabandijas,
luego, bendiendo alelixas,
salió la grulla en un pie.
Un africano sin fe,
un negro y una gitana,
cantando la dina dana
y el negro la dina dona.
Y la fama lo pregona:
A la vida, vidita bona,
vida, vámonos a chacona.

Entraron treinta Domingos
con veinte lunes a cuestas,
y cargó con eszestas,
un asno dando respingos.
Juana con tingo lomingos,
salió las bragas enjutas,
y más de quarenta putas
huiendo de Barcelona.
Y la fama lo pregona:
A la vida, vidita bona,
vida, vámonos a chacona.





vendredi 16 novembre 2018

BIENTÔT NOEL !


Nous commençons à préparer nos "habituels" concerts de Noël pour notre et votre plus grand bonheur. Nous chanterons, bien sur, les chants que nous avons pris l'habitude de chanter et que vous aimez mais il y aura aussi des nouveautés... un chant traditionnel d'Auvergne, un autre du sud de la France, etc...
Préparez-vous, nous serons cette année le samedi 16 décembre à Sainte Feyre à 18h00 et à Guéret à 20h30.


LES CHANTS NOUVEAUX

Cantem encara (chant occitan)

 
Noël d'Auvergne (chant traditionnel d'Auvergne)

Veni, veni Emmanuel


Minuit, Chrétiens 










vendredi 5 octobre 2018

Concert au profit de la ligue contre le cancer de la Creuse le 9 octobre

Le concert s'est très bien passé, un public nombreux s'était déplacé pour applaudir chaleureusement notre chorale et la soirée s'est terminée par un pot de l'amitié offert par les membres de l'Ensemble Vocal de Guéret.



mercredi 19 septembre 2018

NOTRE NOUVEAU RÉPERTOIRE


"Matona, mia cara" de Roland de Lassus (1532-1594)

Paroles et traduction




"Le Tourdion" publié en 530 par Pierre Attaingnant

Le tourdion (ou tordion) est une danse de couple rapide, légèrement sautée, constituant l'un des éléments de la basse danse. En vogue en France au début du xvie siècle, le tourdion disparaît avant la fin du siècle. Popularisé par Pierre Attaingnant dans un recueil publié en 1530, le tourdion a subsisté comme chanson à boire.

Quand je bois du vin clairet
Ami tout tourne, tourne, tourne, tourne
Aussi désormais je bois Anjou ou Arbois
Chantons et buvons, à ce flacon faisons la guerre
Chantons et buvons, les amis, buvons donc !

"Le chant des oiseaux" de Clément JANEQUIN (vers 1485-1558)

On peut considérer Clément Janequin, prêtre et compositeur français de la Renaissance, comme le premier bruitiste : il tenta dans ses compositions de retranscrire ce qu'il entendait pour permettre aux personnes non présentes de ressentir les mêmes choses. 
Quand on écoute La Guerre ou Les Cris de Paris, on a l'impression d'entendre, en dehors de l'aspect artistique, les sons présents à cette époque, comme si on avait pu les enregistrer. 
Dans cette chanson au titre très évocateur « le chand des oyseaulx », il imite le merle, le rossignol et d’autres oiseaux à l’aide d’un très grand nombre d’onomatopées. 



lundi 17 septembre 2018

RENTRÉE DE L'ENSEMBLE VOCAL

L'Ensemble Vocal de Guéret reprend ses répétitions à partir du mardi 18 septembre 2018 de 19h30 à 21h30. Nous profitons de la première répétition pour accueillir les nouveaux choristes.

mercredi 11 avril 2018

BIENTÔT LES CONCERTS DE L'ENSEMBLE VOCAL


AUTRE CHŒUR DU REPERTOIRE


Chœur des Philistins de l'opéra "Samson et Dalila"

Prisonniers des Philistins, les Hébreux implorent le Dieu d’Israël. Samson, valeureux héros, tue Abimélech et encourage les siens à se rebeller contre les Philistins. Le peuple d’Israël rompt alors ses chaines et parvient à s’enfuir – sous les menaces vipérines du Grand Prêtre de Dagon qui jure vengeance. Celui-ci retrouve la voluptueuse Dalila, décidée à séduire Samson, de façon à percer le secret de sa force – dans le seul but de venger son peuple. Dans un duo débordant de lyrisme, Dalila fait chavirer le cœur du héros qui, malgré les mises en garde d’un vieillard hébreu,  succombe à son amour… et au piège tendu par la belle : à peine a-t-il dévoilé que sa force réside dans sa chevelure que Samson est arrêté, ses cheveux coupés et ses yeux crevés. Dans sa prison, implorant le pardon pour sa faiblesse, il prie pour la libération de son peuple. Puis, touché par la foi, il retrouve subitement sa force lors d’un bal philistin, et parvient à faire écrouler leur temple ; Dalila et son peuple sont anéantis.

dimanche 1 avril 2018

SUITE DU PROGRAMME





ARMIDE (J. B. LULLY)

Armide (LWV 71) est la dernière tragédie en musique (en cinq actes et un prologue) terminée par Jean-Baptiste Lully. Elle fut composée en 1686 sur un livret de Philippe Quinault.
Le sujet de la tragédie est emprunté à la Jérusalem délivrée (Gerusalemme liberata) du Tasse. Il narre l'amour malheureux de la magicienne Armide pour le chevalier Renaud.

Prologue
Le théâtre représente un palais
La Gloire et la Sagesse vantent les mérites de Louis XIV, le « maître absolu de cent peuples divers ».
Elles chantent la « douceur de ses lois » et ses « glorieux exploits ». Les deux allégories qui se «partagent son grand cœur» déclarent leur amour pour ce « sage roi ». Elles introduisent ensuite la tragédie qu'on donnera pour lui et « qui verra Renaud [...] voler là où la Gloire appelle son courage ».

Acte premier
Le théâtre représente une grande place ornée d'un arc de triomphe
On célèbre la victoire d'Armide sur les chevaliers croisés de Godefroy. Phénice et Sidonie, les confidentes de la magicienne, s'étonnent de la « sombre tristesse » de celle-ci. Armide leur confie que sa victoire est incomplète, puisqu'elle n'a pas pu triompher de « l'indomptable Renaud », le plus vaillant de tous ses ennemis. Partagée entre haine et admiration pour ce « funeste ennemi », Armide est obsédée par un songe affreux dans lequel elle voit Renaud vainqueur de tous ses charmes. Le sorcier Hidraot, roi de Damas et oncle d'Armide, félicite celle-ci de sa victoire et l'invite à se choisir un époux. Armide lui répond que « seul le vainqueur de Renaud, si quelqu'un le peut être, sera digne d'elle ». Les peuples du Royaume de Damas célèbrent le triomphe d'Armide par des danses et des chants (« Suivons Armide et chantons sa victoire »). Ils sont interrompus par l'arrivée d'Aronte. Celui-ci, chargé de la conduite des prisonniers chrétiens, annonce « qu'un guerrier indomptable les a délivrés tous ». « C'est Renaud » s'écrie Armide. Hidraot et la magicienne crient alors vengeance («Poursuivons jusqu'au trépas l'ennemi qui nous offense»).

Acte deuxième
Le théâtre représente une campagne où une rivière forme une île agréable
Renaud, banni par Godefroy pour avoir tué « le fier Gernand», quitte le camp des chrétiens.
Artémidore, un des chevaliers que celui-ci a libéré, le met en garde contre les enchantements d'Armide. Renaud affirme ne pas craindre « le pouvoir de ses yeux » et « mépriser le charme de l'amour ». De leur côté, Armide et Hidraot préparent un piège à Renaud. Ils invoquent, pour ce faire, des démons (« Esprits de haine et de rage »). Armide demande le privilège de frapper elle-même Renaud. Lorsque celui-ci paraît, il est charmé par le « séjour si charmant » qui l'entoure (« Plus j'observe ces lieux »). Sous l'effet de la magie, il s'endort sur le gazon. Pendant son sommeil, les créatures infernales d'Armide, sous l'aspect de naïades, nymphes, bergers et bergères, vantent les plaisirs de l'amour tandis qu'ils enchaînent le chevalier à l'aide de guirlandes de fleurs. Armide s'avance alors un dard à la main (Monologue : « Enfin, il est en ma puissance »). Prête à frapper Renaud, elle hésite, se ressaisit, mais ne peut se résoudre à tuer « ce superbe vainqueur » qu'elle admire tant. Décidée à le rendre amoureux par ses « enchantements », elle ordonnes aux démons, transformés en zéphirs, d'enlever Renaud et de les conduire tous deux « dans les plus reculés déserts».

Acte troisième
Le théâtre change et représente un désert.
Armide désespère : malgré elle, elle aime Renaud mais celui-ci demeure indifférent à son amour (« Ah! Si la liberté me doit être ravie »). Sidonie et Phénicie paraissent devant leur maîtresse et l'informent que ses enchantements ont eu raison de la froideur de Renaud et que celui-ci l'aime maintenant, à son tour. Pourtant Armide mesure comme son amour est différent de celui de Renaud et elle se résout à faire appel à la Haine afin de se débarrasser de cette passion honteuse (« Venez, venez, Haine implacable »). La Haine sort alors des enfers avec sa suite et entreprend, par un rituel, de briser et brûler les armes dont l'amour se sert («Plus on connaît l'amour, et plus on le déteste»). Mais, alors qu'elle s'apprête à arracher l'amour du sein d'Armide, la magicienne se libère de son emprise déclarant « qu'il n'est pas possible de lui ôter son amour sans lui arracher le cœur ». Armide chasse la Haine et celle-ci disparaît en prédisant que l'amour causera la perte de la magicienne.

Acte quatrième
Ubalde et le Chevalier danois, envoyés délivrer Renaud, errent dans le désert. « Ubalde porte un bouclier de diamant et tient un sceptre d'or qui lui ont été donnés par un magicien pour dissiper les enchantements d'Armide ; Le Chevalier danois porte une épée qu'il doit présenter à Renaud. Soudain, une vapeur s'élève et se répand dans le désert. Des antres et des abimes s'ouvrent et il en sort des bêtes farouches ». À l'aide des artéfacts magiques, les deux chevaliers éloignent les infernales créatures. Le désert disparaît alors et se change en « une campagne agréable, bordée d'arbres chargés de fruits et arrosée de ruisseaux ». Mais un péril encore plus redoutable attend les combattants : Lucinde, la dame des pensées du Chevalier danois apparait. Celui-ci, succombant à sa passion, reste sourd aux avertissements de son ami (« Est-ce là cette fermeté, dont vous vous-êtes tant vanté? »). Ubalde touche alors Lucinde avec le sceptre d'or et ce qui n'était qu'un leurre disparait. Mais Mélisse, l'amante d'Ubalde s'avance et celui-ci s'abandonne à son tour à l'amour. Le Chevalier danois lui arrache des mains le sceptre et l'utilise pour faire disparaitre la chimère. Se ressaisissant, les deux chevaliers jurent de ne plus se détourner de leur but et de mener à bien leur mission (« Fuyons les douceurs dangereuses des illusions amoureuses »).

Acte cinquième
Le théâtre change et représente le palais enchanté d'Armide
Renaud, sous l'effet de la magie d'Armide, brûle d'un amour passionné pour la magicienne (« Armide, vous m'allez quitter »). Celle-ci redoute pourtant la Gloire, sa rivale dans le cœur de Renaud. Après avoir échangé des promesses amoureuses avec son bien-aimé, elle décide de « consulter les enfers » et s'éloigne laissant Renaud en compagnie des Plaisirs. Un amant fortuné chante les vertus de l'amour (Passacaille : « Les Plaisirs ont choisi pour asile »), mais Renaud ne veut rien sinon le retour d'Armide (« Allez, allez, éloignez-vous de moi »). C'est alors que paraissent Ubalde et le Chevalier danois. À l'aide du bouclier de diamant, ils libèrent Renaud des enchantements d'Armide. Celui-ci, affranchi de son amour pour la magicienne s'apprête à partir lorsque Armide paraît. Celle-ci supplie Renaud de rester (« Renaud ! Ciel ! Ô mortelle peine ! »), mais malgré son désespoir, ses menaces, ses prières, Renaud s'éloigne (« Trop malheureuse Armide, hélas ! Que ton destin est déplorable »). Armide tombe et s'évanouit. Pleine de douleurs, elle se ressaisit et, maudissant Renaud (« Le perfide Renaud me fuit »), elle ordonne à ses démons de détruire son palais enchanté avant de s'enfuir sur un char volant.


vendredi 2 février 2018

SUITE DE NOTRE PROGRAMME 2018

THE FAIRY QUEEN

(Hush, no more)

La trame dramatique de l’ouvrage reprend en partie « le Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare où quatre jeunes amants Hermia, Lysandre, Helena et Dimitrius sont en quête d’un amour idéal. Ils le trouveront, après de nombreuses péripéties rencontrées durant une nuit, au cœur d’une forêt magique où se querellent, Titania, la reine des fées, et le jaloux Oberon, le roi des elfes. A l’aide d’un philtre, le lutin Puck, le valet d’Oberon, va semer le trouble, entre les couples de la pièce et des masques, avant que tout ne rentre dans l’ordre, et que triomphe l’amour véritable, fruit du respect et de la liberté de l’autre. 

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SAMSON ET DALILA DE CAMILLE SAINT SAENS

(Chœur des Hébreux) à 5'20
(Choeur des Philistins) à 1h43'50

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ORPHÉE DE GLUCK

(Chœurs) vers 5'00 et 39'10"

Ayant perdu son épouse Eurydice, Orphée pleure sa mort durant la cérémonie funèbre. Les Dieux, voyant le chagrin du jeune héros, l’autorisent à descendre aux Enfers pour qu’il aille chercher sa bien-aimée. Une seule condition lui est imposée : qu’il ne croise pas le regard d’Eurydice en remontant des Enfers. Accueilli d’abord avec hostilité par les Esprits infernaux, Orphée est guidé par les Ombres heureuses qui lui rendent Eurydice. Tous deux chantent le bonheur de leurs retrouvailles, et Orphée veille à ne pas regarder son épouse. Mais celle-ci commence à douter de l’amour d’Orphée, qui lui refuse tout contact. Tenu au silence, Orphée finit pourtant par briser le serment et témoigne son amour à Eurydice : la jeune femme s’effondre aussitôt, laissant Orphée à nouveau seul. Toutefois, grâce à l’intervention de l’Amour, ils seront bientôt – et pour l’éternité.

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LOHENGRIN DE RICHARD WAGNER

(Air des fiançailles) vers 3'30

Une jeune princesse, Elsa, est accusée du meurtre de son frère. Pour sa seule défense, elle invoque un rêve dans lequel un noble chevalier vient la laver de cette accusation infâme – et, à ce moment précis, un mystérieux chevalier apparait dans une nacelle tirée par un cygne ! Il offre de subir le jugement de Dieu en combattant pour l’honneur de la princesse et de l’épouser ensuite – à une seule condition : qu’elle ne cherche ni à savoir d’où il vient ni à savoir qui il est. Le chevalier défait rapidement l’accusateur, Telramund, épargne sa vie puis épouse Elsa au milieu d’une grande liesse populaire. Mais le vaincu, Telramund, humilié, rumine sa vengeance avec sa femme, Ortrud : tous deux vont semer le doute et l’inquiétude dans l’esprit de la princesse sur les origines du mystérieux chevalier – jusqu’à ce que celle-ci, troublée, déstabilisée, pose la question interdite. Le chevalier révèle alors son essence divine et le sens de sa mission sacrée, délivre le frère disparu d’Elsa qu’un sortilège d’Ortrud avait transformé en cygne et s’éloigne à jamais.

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LES CONTES D'OFFMANN DE JACQUES OFFENBACH


(Barcarolle)

A Munich, dans la taverne à vins de Luther – là où débute et finit l’opéra – le poète Hoffmann, flanqué de son confident Nicklausse, entame le récit de ses trois amours malheureux, dans lesquels le conseiller Lindorf a joué un rôle crucial, vêtu de trois costumes différents, tous plus diaboliques les uns que les autres. Dans la passion folle d’Hoffmann pour la poupée Olympia, Lindorf est devenu Coppélius, camelot brisant net le rêve impossible du poète. Face à la cantatrice Antonia, il a été le Docteur Miracle, charlatan maléfique dont les conseils ont foudroyé la jeune fille, et tué par là même l’amour éperdu d’Hoffmann pour elle. A Venise enfin, le magicien Dapertutto a manœuvré la courtisane Giulietta – objet des désirs d’Hoffmann – pour qu’elle obtienne de lui son reflet – autrement dit son âme. Mais Giulietta a fui, et la jalousie et le crime se sont mêlés à cette histoire sordide, funeste une fois de plus.

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LA FILLE DE MADAME ANGOT DE CHARLES LECOCQ


(Chœur des conspirateurs)

Sous le Directoire, la France respire à nouveau, après les massacres à la guillotine de la Terreur. Clairette Angot, orpheline de la célèbre mère Angot, des Halles de Paris, a été élevée dans un pensionnat chic, aux frais des marchands des Halles. On lui a trouvé un mari, le coiffeur Pomponnet, mais elle préférerait de beaucoup le chanteur des rues Ange Pitou, un royaliste qui fait des chansons contre la République. Pour empêcher son mariage, Clairette chante une chanson défendue, et obtient ainsi d’être envoyée en prison. La chanson était dirigée contre Mlle Lange, une actrice qui est à la fois la favorite du Directeur Barras et la bonne amie du banquier Larivaudière. Cela ne l’empêche pas de conspirer, elle aussi, et de protéger secrètement Ange Pitou, sans qu’il s’en doute. Elle fait venir Clairette, pour savoir qui chante contre elle. À leur grand plaisir, les deux femmes se reconnaissent : elles étaient amies de pension. Lange convoque aussi Ange Pitou, qu’elle aime, sans savoir qu’il est en fait l’amoureux de Clairette. Elle flirte avec lui. Le soir, les conspirateurs se réunissent chez Lange, mais de soupçonneux soldats républicains encerclent l’hôtel. Il ne reste plus à Lange qu’à simuler un bal de noces, avec Pitou et Clairette en fiancés. Mais Clairette découvre le double jeu de Pitou. Pour se venger, elle fait venir toute la Halle dans un bal populaire, où elle convoque Lange et Pitou en leur écrivant une fausse lettre, sous les noms respectifs de Pitou et de Lange. Le pot aux roses se découvre, Pitou et Lange sont démasqués : fureur de Larivaudière, embarras de Lange et de Pitou. Mais les choses s’arrangent : Larivaudière doit ménager Barras, Clairette, entre le volage Pitou et le brave Pomponnet, se décide en faveur de ce dernier. Mais Pitou espère bien, qu’un jour, « elle fera comme sa mère ».


mardi 23 janvier 2018

NOTRE PROGRAMME 2018

Cette année, au programme opéras et opérettes

Nous avons commencé par


la Habanera de Carmen

En Espagne, à Séville. Arrêtée à la suite d’une querelle, Carmen, bohémienne au tempérament de feu, séduit le brigadier Don José, fiancé à Micaëla, et lui promet son amour s’il favorise son évasion. Don José libère Carmen, et se fait emprisonner à son tour. Il la retrouve deux mois plus tard parmi les contrebandiers. Pour elle, José se fait déserteur, et enchainé à sa passion dévorante pour Carmen, la poursuit de sa jalousie. La bohémienne finit par le repousser, et seule Micaëla parvient à ramener José au chevet de sa mère mourante. L’ultime rencontre entre Carmen et Don José se déroule devant les Arènes de Séville : alors qu’elle attend son nouvel amant, le torero Escamillo, José tente, dans une ultime confrontation, de convaincre Carmen de revenir auprès de lui.  Désespéré, Don José supplie, implore, menace, mais elle, brave, refuse net : il la poignarde, avant de confesser son crime devant la foule.



Et le chœur des esclaves de Nabucco


L’action se déroule à Jérusalem et à Babylone en 586 avant Jésus-Christ. Nabucco, roi de Babylone, a triomphé des Hébreux. Zaccaria, leur grand prêtre, menace de tuer Fenena, fille de Nabucco, s’il ne renonce pas à ses menaces impies ; Fenena aime par ailleurs Ismaël, neveu du roi de Jérusalem. Seule la foudre divine semble stopper Nabucco qui, en osant se proclamer l’égal de Dieux, tombe terrassé : l’esclave Abigaille, persuadée jusque là d’être la fille légitime du roi, profite immédiatement de la situation pour lui ravir sa couronne, s’emparer du pouvoir et l’emprisonner. Eprise elle aussi d’Ismaël, Abigaille condamne Fenena au supplice. Depuis sa cellule, Nabucco prie le Dieu des Juifs ; il sera finalement libéré par ses hommes et interviendra juste à temps pour empêcher l’irréparable, sauvant sa fille Fenena et libérant les Hébreux opprimés. Abigaille périt empoisonnée, non sans avoir imploré le pardon pour ses crimes et béni l’union d’Ismaël et Fenena.